Bayrou François life and biography

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Bayrou François biography

Date of birth : 1951-05-25
Date of death : -
Birthplace : Bordères, France
Nationality : Française
Category : Politics
Last modified : 2010-06-19
Credited as : Homme politique, ,

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François Bayrou, né le 25 mai 1951 à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français.

Élu député des Pyrénées-Atlantiques en 1986 et réélu à plusieurs reprises depuis, il est ministre de l'Éducation nationale des gouvernements Édouard Balladur et Alain Juppé, de 1993 à 1997.
En 2007, il réunit 18,57 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle, et lance peu après un nouveau parti qui se veut au centre de l'échiquier politique : le Mouvement démocrate (MoDem), successeur de l'UDF, dont il était le président.
Il est le fils de Calixte Bayrou, un petit cultivateur, et d'Emma Sarthou, agricultrice.

Il suit des études à l'Université Bordeaux III où il obtient son agrégation de lettres classiques à 20 ans, après avoir échoué au concours de l'École normale supérieure. Il s'était marié deux ans plus tôt. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.

Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, qui a remporté un grand succès. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé avec un certain succès dans l'élevage de chevaux, ce qui lui permet également de « se ressourcer » loin du monde politique.

Avec son épouse Elisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et onze petits-enfants.

À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. D'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan de l'Europe fédérale.

En 1993, après la victoire du centre droite, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle.

Il perd cette dernière attribution dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est très remarquée pour sa grande prudence en matière de réformes ; il y dirige néanmoins une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie Desmeuzes.

Président du CDS - qu'il rebaptise Force Démocrate - depuis 1994, il est élu en 1998 à la tête de l'UDF et affirme sa volonté de construire un grand parti du centre, capable de s'émanciper de la droite. Suite à la scission de Force démocrate, l'ex-Parti républicain, conduit par Alain Madelin, il réaffirme clairement le refus du parti de toute compromission avec l'extrême droite.

Cette stratégie d'autonomie face au RPR le conduit, lors des élections européennes de juin 1999, à mener lui-même, contre la liste d'union RPR/DL, une liste UDF qui obtient 9,28% des voix et lui permet de faire son entrée au Parlement européen. Ce score apparaît comme fort honorable.

Fort de ce premier succès, il se lance en 2002 dans la campagne présidentielle et arrive, malgré des débuts difficiles, notamment des sondages longtemps très faibles le créditant de moins de 5%, en quatrième position, avec 6,84% des voix, devant Jean-Pierre Chevènement du Pôle Républicain et Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière auxquels les sondages attribuaient le rôle de "troisième homme" du scrutin.

Mais, de nombreux élus et cadres de l'UDF refusent de le suivre dans cette aventure, qui à leurs yeux nuit à l'unité de la droite. Ainsi, lorsque Jacques Chirac et Alain Juppé lancent l'Union pour la majorité présidentielle après le premier tour des élections législatives, ce sont plus de la moitié des Parlementaires UDF qui choisissent de quitter le mouvement. L'UDF ne compte plus que 30 députés, durant la XIIème législature (2002-2007)).

Affirmant son opposition à l'UMP et désireux de mieux faire entendre sa voix, François Bayrou démissionne de son poste de Député européen pour pouvoir revenir à l'Assemblée Nationale où il est élu lors des élections législatives de mai 2002, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Affirmant sa liberté de parole comme son appartenance à la majorité, il n'hésite pas à s'opposer à plusieurs reprises à la politique du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Lors des élections régionales de 2004, il choisit à nouveau de promouvoir des candidatures UDF et n'accepte l'alliance avec l'UMP que dans de rares cas. Mais cette fois, le bilan est mitigé. Si l'UDF accroît le nombre de ses élus, François Bayrou échoue à conquérir l'Aquitaine où il comptait défier en terre radicale un de ses plus grands adversaires à droite, Alain Juppé.

En 2005 et 2006, il s'est de plus en plus opposé à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, qu'il juge inadaptée et dont il dénonce les modalités d'adoption en réduction des droits du Parlement, notamment via les procédures d'urgence. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête du parti en 1998, il vote la motion de censure déposée par le Parti Socialiste le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin dans le cadre de l'Affaire Clearstream 2.

La perspective d'une candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle française du printemps 2007 semble plus que probable, puisque son parti, l'UDF, a fait enregistrer, dès le 25 avril 2003 et pour une période de cinq ans – soit jusqu'au 25 avril 2008 –, les noms de domaine bayrou2007.com, bayrou2007.net et bayrou2007.org.

Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un Conseil National statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant de mener une Révolution Civique.

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