Philipe Gérard life and biography

Philipe Gérard  picture, image, poster

Philipe Gérard biography

Date of birth : 1922-12-04
Date of death : 1959-11-25
Birthplace : Cannes , France
Nationality : Française
Category : Arts and Entertainment
Last modified : 2010-05-22
Credited as : Acteur, Jean Vauthier,

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Gérard Philipe, de son vrai nom Gérard Philip était un acteur de théâtre et de cinéma français (4 décembre 1922 - 25 novembre 1959).

Gérard Philipe naquit dans une famille aisée de la région cannoise. Il passa toute sa scolarité dans des internats religieux, s'y montrant bon élève. En 1936, son père, Marcel Philip, appartenait à la ligue fasciste des Croix-de-Feu. Puis il s'enthousiasma pour Jacques Doriot et son rêve de national - socialisme à la française, adhéra au Parti populaire français et devint secrétaire de la fédération de Cannes, responsable du département des Alpes-Maritimes.

Ses fils se rendaient au collège sous la protection de gardes du corps. Gérant pendant la guerre du Parc palace hôtel à Grasse, il y abrita l'état-major mussolinien. Interné en octobre 1944 au camp de Saint-Denis, il réussit à obtenir une libération conditionnelle ; cependant, le 24 décembre 1945, la cour de justice des Alpes-Maritimes le condamnait à mort pour intelligence avec l'ennemi et appartenance à un groupe anti-national.

Il s'enfuit en Espagne, et ne rentra en France qu'après la loi d'amnistie de 1968. Tout en restant en contact avec son père et l'aidant, Gérard Philipe garda toujours le silence sur ce drame familial.

Au début de la guerre, Gérard Philipe semblait assez indifférent à la politique. C'est au contact des nombreux artistes réfugiés en zone libre qu'il décida de son métier de comédien, et se lia avec des personnalités plus proches de la résistance que de la collaboration qui influencèrent son trajet vers la gauche.

Très populaire à travers des rôles emblématiques de l'époque, Caligula de Camus au théâtre, L'Idiot de Dostoïevski ou Le Diable au corps au cinéma, Gérard Philipe fut un des premiers parmi les douze millions de Français qui signèrent en 1950 l'Appel de Stockholm réclamant l'interdiction des armes nucléaires.

Il fut membre du Conseil national du Mouvement pour la paix, présidé par Frédéric Joliot-Curie. Compagnon de route du Parti communiste, il préféra taire sa déception à la suite d'un voyage en Pologne en octobre 1954 ; deux ans plus tard, l'entrée des chars russes dans Budapest l'atterra, et il le fit savoir.

Il n'en défila pas moins en mai 1958 contre l'arrivée du Général de Gaulle au pouvoir ; et, quelques mois avant sa mort, reçu à Cuba par Fidel Castro, il se montrait rempli d'espoir envers la nouvelle révolution.

C'est dans les deux dernières années de sa vie que Gérard Philipe prit une part active à la lutte syndicale
Toutefois c'est surtout l'aventure du théâtre populaire qui marqua son engagement aux yeux du grand public. Le paysage théâtral de l'après-guerre était assez réduit, et le comédien dut s'employer dans un théâtre de boulevard lui procurant argent et célébrité sans le satisfaire.

Entré au Théâtre national populaire de Jean Vilar en 1951, il remporte de nombreux succès à Paris, en tournée, au Festival d'Avignon (Le Prince de Hombourg, Le Cid de Pierre Corneille, Richard II), en jouant un répertoire classique, et en mettant lui-même en scène plusieurs pièces de Musset ou des auteurs contemporains comme Henri Pichette et Jean Vauthier.

En 1952 il joue Fanfan dans Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque avec Gina Lollobrigida, ce qui lui vaut de devenir une idole héroïque des jeunes aux quatre coins du monde.
Dans le même temps, sa jeunesse et son charisme d'exception triomphent internationalement à l'écran dans des films de Christian-Jaque, Claude Autant-Lara, René Clair, René Clément.
En 1959, le 25 novembre en pleine gloire, à l’apogée de sa popularité, alors qu'il vient de finir le tournage du film La fièvre monte à El Pao de Luis Buñuel au Mexique il est emporté par un cancer du foie foudroyant - la presse parla à l'époque d'une crise cardiaque - à Paris à l'âge de 36 ans, plongeant dans la tristesse ses nombreux admirateurs et surtout admiratrices.
Il est enterré dans le costume de Don Rodrigue (Le Cid de Pierre Corneille, conformément à ses dernières volontés, au petit cimetière de Ramatuelle, près de Saint-Tropez).

Le nom de Gérard Philipe a été donné à de très nombreux théâtres et maisons de la culture, dont le Centre dramatique national de Saint-Denis, ou les théâtres municipaux d'Orléans, Montpellier, Meaux, Calais, Champigny-sur-Marne, Saint-Cyr-l'École, Liège, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Nazaire.

Anne Philipe, sa veuve, a écrit deux biographies de son mari, intitulées Souvenirs (1960) et Le Temps d’un soupir (1964).



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