Raymond Lévesque life and biography

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Raymond Lévesque biography

Date of birth : 1928-10-07
Date of death : -
Birthplace : Montréal, Canada
Nationality : Canadienne
Category : Arts and Entertainment
Last modified : 2011-03-04
Credited as : auteur-compositeur-interprète, poète, romancier et dramaturge, chansons:Quand vous aurez vingt ans, Les trottoirs

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Raymond Lévesque (7 octobre 1928 à Montréal, Québec - ) est auteur-compositeur-interprète, poète, romancier et dramaturge québécois.

Au début de l'année 1944, il joue dans le radioroman Madeleine et Pierre, dont les textes sont d'André Audet. En compagnie de Rodolphe Mathieu, il poursuit ses études d'harmonie, tandis que Jeanne Audet et François Rozet lui enseigne l'art dramatique. Parallèlement, il joue de petits rôles au Monument-National, dans des pièces destinées aux enfants.

L'auteur-compositeur signe sa première chanson, Vivre, à l'âge de 19 ans. En 1948, il remporte un concours radiophonique (Les talents de chez nous, SRC) avec Mon oncle a peur des souris. Il se fait embaucher au Coppacabana, puis au Faisan Doré, comme garçon de table. C'est dans ces lieux qu'il côtoie divers artistes dont Charles Aznavour, Monique Leyrac, Jacques Normand, Paul Berval et Jacques Blanchet. Ce dernier l'encourage d'ailleurs à se lancer dans la voie de la chanson.

Il compose le thème musical de Baptiste et Marianne (Il faut croire aux chansons), émission animée par Jacques Normand et Monique Leyrac, en 1949. La même année voit la naissance sur disque de ses premières chansons. En effet, Fernand Robidoux enregistre à Londres, 23 chansons d’auteurs-compositeurs québécois, dont 11 de Raymond Lévesque. Cependant seulement 5 paraissent sur disques à l’époque : Flâner, Le cœur du bon Dieu, Le vieux de mon village, Il ne faut jamais se promener les pieds dans l’eau et La nuit s’en vient.

Entre 1949 et 1951, Raymond Lévesque anime, en compagnie de Serge Deyglun et Jeanne Maubourg, l’émission Grand-maman Marie, sur les ondes de la SRC. Il interprète également, en 1950, plusieurs chansons québécoises provenant de partout au Québec dans l’émission Raymond et Paulette, qu’il anime avec Paulette de Courval sur les ondes de CKAC.

Entre 1950 et 1956, plusieurs de ses chansons sont interprétées à l’émision Chansonniers canadiens, diffusée par CKVL. La famille et À Rosemont sous la pluie furent d’ailleurs créées lors de cette émission, respectivement par Dominique Michel et Jacqueline Plouffe. Entre 1951 et 1953, l’artiste fait partie de la troupe du Saint-Germain-des-prés. En compagnie de Colette Bonheur et de Juliette Béliveau, il anime également Mes jeunes années, à la télévision de Radio-Canada (1952-1953).

En 1953, il reçoit le prix de la meilleure interprétation dramatique au Festival dramatique de l’Ouest du Québec pour son rôle dans la pièce de Marcel Dubé, Zone. La même année, Estelle Caron enregistre Je n’sais plus et À Rosemont sous la pluie. Le comédien fait également partie de la distribution de La Famille Plouffe, de Roger Lemelin, de 1953 à 1957, et de La feuille au vent, d’Albert Brie, de 1953 à 1954.

En compagnie de son ami Serge Deyglun, Raymond Lévesque part pour la France en 1954. Il y restera quelques années. Les deux comparses se produisent dans de nombreuses boîtes de Paris. Cependant pour éviter le service militaire dû à sa citoyenneté française, Serge doit retourner au Québec. Raymond décide alors de rester seul à Paris. Il se produit à l’Échelle de Jacob, Chez Patachou, à L’Écluse et au Lapin à Gill.

Le compositeur Émil Stern lui présente alors Eddie Barclay, producteur de disques, qui lui fait enregistrer entre autres, Les trotoirs, Les vieilles chansons et Auprès d’elle. Toujours en 1954, Eddie Constantine reprend Les trottoirs et en fait un succès. Ce dernier crée en 1956, Quand les hommes vivront d’amour, chansons qui sera reprise au fil des années par de multiples interprètes.

Parmi ceux-ci, citons Simone Quesnel (1959), Cora Vaucaire (1959), Billy Mason (1962), Les Jérolas (1962), La Famille Brassard (1963), Caroline Cler (1965), Raymond Berthiaume (1972), Enrico Macias, Nicole Croisille (1980), Les Disciples de Massenet (1975), Michel Louvain (1978), Fernand Gignac (1981), Marie-Denise Pelletier (1990) et Luce Dufault (1992). En août 1974, Félix Leclerc, Robert Charlebois et Gilles Vigneault en offrent une magnifique version lors de l’ouverture de la Superfrancofête.

Entre temps, Willie Lamothe crée Quand vous aurez vingt ans (1954), Petit Henri (1954) et Sur les bords du Saint-Laurent (1954), en duo avec Rita Germain. Plus tard, en 1963, il enregistrera Un fer à cheval. En 1956, Guylaine Guy reprend la chanson À Rosemont sous la pluie, qui devient alors un énorme succès. La comédienne Andrée Champagne, qui fut également chanteuse à ses heures, crée Quand on est malade, la même année. Le chanteur-fantaisiste Bourvil fait également partie des interprètes de l’auteur-compositeur. Il interprète en effet Monsieur Balzac (1956).

Toujours au milieu des années cinquante, alors qu’il est toujours en France, l’auteur-compositeur-interprète fait entrer Dominique Michel dans l’écurie Barclay. Elle y enregistre Une petite Canadienne (1954) et La famille (1957). En 1959, elle reprend Les trottoirs, qu’Aglaé avait enregistré l’année précédente. Parmi les autres interprètes de cette période, figure Suzanne Valéry (Au parc Lafontaine, 1957), Denise Filliatrault (Si, 1957) et Les Three Bars (Une petite Canadienne, 1955, La nuit s’en vient, 1958).

Après un bref retour au Québec en décembre 1956, Raymond Lévesque revient définitivement au pays en 1958. Il participe alors à des spectacles afin de soutenir les réalisateurs en grève de Radio-Canada dont N’ajustez pas votre appareil et Difficultés temporaires.

En 1959, le chansonnier forme, en compagnie de Jean-Pierre Ferland, Clémence Desrochers, Hervé Brousseau, André Gagnon et Claude Léveillée (qui sera plus tard remplacé par Jacques Blanchet), les Bozos. Le groupe se produit dans leur boîte à chansons de la rue Crescent. Par ailleurs, entre 1959 et 1961, on peut voir l’artiste dans Joie de vivre, téléroman de Jean Desprez.

Les chansons de l’artiste continuent également de figurer sur les disques de nombreux interprètes dont Colette Chevrot (Ce n’est pas que l’on soit méchants, 1958), Les Jérolas (Toujours plus vite, 1956, Mon char, 1964), Jean Sablon (Ah! Les voyages, 1959), René Lafleur (Ce n’est pas que l’on soit méchants, 1958) et Barbara (Les voyages, 1959).

Malgré une riche carrière et de nombreux disques 78 tours et 45 tours enregistrés, ce n’est qu’en 1962 que paraît le premier album de Raymond Lévesque. Ce dernier comprend plusieurs chansons et quelques monologues. Au début des années soixante, René Caron (Les beans à m’lasse, 1960), Michel Louvain (Je sais, 1960), Jen Roger (Au parc Lafontaine, 1961) et Yoland Guérard (À la brunante, 1960) s’ajoutent à la liste des interprètes de l’auteur-compositeur.

L’artiste participe à l’émission De 9 à 5, texte de Marcel Dubé, sur les ondes de la SRC, entre 1963 et 1966. Il se fait également plus engagé en prenant ouvertement partie pour la cause de l’indépendance du Québec. Il se produit régulièrement au Cochon Borgne, en compagnie de Michelle Sandry et Marc Gélinas. De plus, il participe à plusieurs manifestation syndicales, politiques et sociales.

En 1965, Pauline Julien enregistre plusieurs chansons de l’auteur-compositeur. Dans la tête des hommes, Les lettres de mon moulin, Les bûcherons, Son cœur, Les trous de la ceinture, Reine du strip-tease font partie de ces chansons. Déjà en 1958, la chanteuse avait choisi une chanson de Raymond Lévesque pour un de ses premiers enregistrements : Moi j’en ai marre. Pauline Julien interprètera également La grenouille (1967), Bozo-les-culottes (1967) et Trois milliards d’hommes (1972).

À la fin de la décennie, Paolo Noël et Les Miladys reprennent Les trottoirs, respectivement en 1968 et 1969. Tandis que Georges Dor enregistre Dans la tête des hommes, en 1968, Marthe Fleurant interprète Adrienne. En 1966, Monique Leyrac livre une sublime interprétation de La famille.

En 1971, Fernand Gignac obtient un bon succès avec La côte de Beaupré. L’année suivante, pour souligner les vingt-ans de vie artistique de l’auteur-compositeur-interprète, Radio-Canada lui consacre une émission spéciale. L’artiste lance, en 1977, l’album Le p’tit Québec de mon cœur, qui sera son dernier. La même année, Jean Lapointe interprète Les clowns.

Après avoir reçu le Félix témoignage lors du gala de l’ADISQ de 1980, Raymond Lévesque doit mettre fin à sa carrière de chanteur, souffrant de problèmes de surdité. Il se consacre alors à l’écriture de poésie, de récits biographiques et de pièces de théâtre.

En 1996, les Francofolies de Montréal organisent la Fête à Raymond Lévesque, spectacle auquel participent entres autres Jean-Pierre Ferland, Paul Piché, Daniel Lavoie, Robert Charlebois, Luc Plamondon, Isabelle Boulay et Dan Bigras. En 1997, le gouvernement du Québec lui décerne le Prix Denise-Pelletier pour les arts d’interprétation. L’Anthologie Quand les hommes vivront d’amour, reprenant les principales chansons enregistrées par Raymond Lévesque, reçoit un Félix en 1999.

Soulignons également que dans les années quatre-vingt-dix, La Bottine Souriante (Émilien, 1991), Les Frères à ch’val (Dans mon char, 1997) et Michel Lamothe (Quand vous aurez vingt ans, 2000) reprennent des chansons créées par Raymond Lévesque.

En 2006, paraît une compilation soulignant les 50 ans de la chanson Quand les hommes vivront d’amour. Celle-ci regroupe diverses interprétations de la chanson, qui figure parmi les plus belles du répertoire francophone. À cette occasion, la chaîne télévisée Musimax lui consacre une musicographie retraçant toute sa carrière, prouvant, si besoin était, que Raymond Lévesque figure parmi les incontournables de la chanson d’ici.


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